| | | Votre avis sur la coparentalité | |
| | Auteur | Message |
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fab Nouveau
Nombre de messages: 2 Age: 34 Localisation: Bruxelles 1081 Date d'inscription: 15/02/2008
 | Sujet: Votre avis sur la coparentalité Sam 16 Fév - 13:17 | |
| Je suis étonnée de voir que ce chapitre du forum est vide, alors que les demandes/recherches sont nombreuses. Pour ma part, j'aimerais savoir ce qui se cache sous ce concept de "nouvelle famille" pour chacun (ou chacune) d'entre vous? Quel(le)s sont vos motivations, expériences, coups durs, questionnements? Pour ceux et celles qui le vivent, comment ca se passe? Et côté pratique, comment s'organiser. Quels sont les points positifs, et ceux plus durs...et comment vous voyez l'avenir... Merci! |
|  | | Tipoulou Causant

Nombre de messages: 5 Localisation: Bruxelles Date d'inscription: 20/05/2008
 | Sujet: Les droits du co-parent Mar 20 Mai - 12:07 | |
| Bonjour, Je suis effectivement surprise de voir si peu de messages dans cette section, mais peut-être se cachent-ils dans d'autres sections, je n'ai pas lu l'entièreté du forum  Mon amie et moi nous posons pas mal de questions sur la co-parentalité et souhaiterions en savoir plus. Notre souhait de maternité se porterait plutôt sur un donneur connu. N'étant pas la "mère-porteuse" (bouh, quel vilain terme !), je me demande quels seront mes droits (et mes obligations bien sûr  ) sur cet enfant une fois qu'il sera là. J'avoue être un peu perdue pour l'instant quant à l'évolution de nos lois en ce domaine. Je sais que l'adoption nous est maintenant acquise, au même titre que pour les hétéros. Mais cela veut-il dire en pratique que je devrai lancer une procédure en adoption de l'enfant que ma compagne mettra au monde ? Si oui, puis-je la démarrer avant la naissance (on connait la lenteur de notre administration  )? Quant est-il si nous étions mariées ? Mes droits seraient-ils alors d'office établis en tant que parent à part entière ? Le "concepteur" (décidément, pas évident de trouver les termes adéquats  ) gardera-t-il un droit sur notre enfant ? Qui devrions-nous contacter pour obtenir plus d'infos juridiques ? Un notaire ? Un avocat ? Y a-t-il un service juridique spécialisé en la matière à Bruxelles ? Bref, des questions plus "terre-à-terre" mais qui je crois sont également très importantes pour le futur, tant de notre couple que de celui de l'enfant. Merci d'avance pour vos réponses !  |
|  | | Joris Administrateur

Nombre de messages: 526 Age: 40 Localisation: Bruxelles (Centre Ville) Date d'inscription: 03/03/2005
 | Sujet: Re: Votre avis sur la coparentalité Mar 20 Mai - 17:23 | |
| Hello Tipoulou  Si tu veux adopter l'enfant, il faut que l'enfant soit adoptable. Pour ce faire il ne peut avoir qu'un seul parent reconnu à la naissance, donc le père biologique ne peut pas le reconnaitre, et vous devez vous lancer dans une procédure d'adoption intra familiale par la suite. Si le papa reconnaît l'enfant, alors toute adoption devient impossible; l'enfant ayant déjà deux parents, sauf si le père renonce à son autorité parentale. N'ayez crainte, l'adoption intra familiale ne pose pas trops de problèmes, il y a eu plusieurs cas sur ce forum qui se sont déroulés comme une fleur Mais dans ce cas vous ne serez pas en co-parentalité. Vous serez parents. Point. La co-parentalité, dans notre définition, c'est une situation où la maman et le papa se partagent la garde de l'enfant sans vivre ensemble. Maintenant, permettez-moi de vous poser une petite question: si vous optez pour un donneur connu, c'est que quelque part vous souhaitez que l'enfant ne provienne pas de "nulle part" (pour moitié)? Dans ce cas, pourquoi ne laisseriez-vous pas une place juste un peu plus grande à votre donneur, de façon à donner à votre enfant la chance de connaître ses deux parents biologiques et de créer de véritables liens avec eux deux? Bises Joris _________________ Joris et Olivier
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|  | | nicoline Hyper Loquace
Nombre de messages: 291 Date d'inscription: 04/04/2005
 | Sujet: Re: Votre avis sur la coparentalité Mer 21 Mai - 10:45 | |
| Bonjour et bienvenue sur ce forum. Je dirais que la co-parenalité est un choix délibéré pour notre couple. Ce schéma parental est loin d'être la facilité : 1 père +1 mère et qq fois d'autres parents on peut se retrouver à 3 ou 4 adultes! De notre expérience qui a maintenant 04 ans l'âge de notre fils, je peux dire et écrire que je ne regrette pas ce choix. Notre moustique est épanoui, nous avons mis en place une garde alternée, il part chez son papa avec beaucoup d'entrain. Son père et moi sommes les parents légaux, ma compagne n'ayant aucun droits et ni devoirs envers l'enfant. Néanmoins , nous avons élaboré un contrat sous sein privé qui règle les divers aspects avant la naissance. Au vu de notre première expérience réussie, nous avons voulu renouvelé celle-ci avec une charmante personne car le père notre fiston ne souhaitait plus d'enfant mais après 2 ans d'essais et diverses raisons personnelles, nous avons mis un terme et voir ce beau projet s'envoler . La co-parentalité est enrichissante pour les parents et l'enfant. Belle journée |
|  | | Tipoulou Causant

Nombre de messages: 5 Localisation: Bruxelles Date d'inscription: 20/05/2008
 | Sujet: Co-parent vs. donneur connu Mer 21 Mai - 15:47 | |
| Bonjour et un grand merci pour vos réponses ! Bon, effectivement, la notion de co-parentalité n'était pas claire pour moi au départ. Ma compagne et moi avions plutôt en tête la conception avec un donneur connu, pas un co-parent car je trouve que cela fait beaucoup de monde du coup pour élever un enfant et prendre des décisions importantes pour lui. Nous trouvons cela un peu compliqué Le donneur connu, c'est effectivement dans l'idée que notre enfant connaisse ses origines biologiques et, oui, tout à fait, pour qu'il puisse créer des liens avec ses parents biologiques. J'ai dans mon entourage plusieurs cas de personnes adoptées et, quoi qu'on en dise, ces personnes trainent souvent avec elles un manque, une frustration, comme une blessure de ne pas connaître pleinement leurs origines. Je ne veux pas que mon enfant souffre de cela plus tard Cependant, me trouvant dans le rôle de la compagne de la future maman, je me pose énormément de questions quant à mes futurs droits sur cet enfant. Je suis prête à remplir toutes mes obliqations par rapport à cet enfant, mais si c'est pour qu'un jour on vienne me l'enlever parce que je n'aurais aucune preuve biologique que ce soit le mien, alors là je dis non !  De nouveau, j'ai vécu cette situation dans mon entourage prôche et j'ai vu la souffrance que cela a engendré, tant pour l'enfant que pour les adultes à qui on l'a "enlevé"... Dans le meilleur des cas, notre enfant grandirait donc entouré de ses deux mamans et de ses deux papas, mais nous souhaiterions quand même avoir les droits légaux exclusifs, même si les papas seraient tout à fait les bienvenus, et même souhaités, dans son entourage prôche. Nous trouvons cela beaucoup plus enrichissant pour l'enfant. Dans le pire des cas, nous ne voulons pas nous retrouver dans une situation où le donneur exigerait que ses droits parentaux soient tout d'un coup reconnus, d'avoir la garde à temps partiel et qu'en tant que compagne je n'aie plus rien à dire quant à l'éducation de notre enfant  A l'inverse de ce que décrit Azul1, nous ne voulons justement pas d'une garde alternée et je souhaite avoir des droits et des obligations légales envers notre enfant. Quelles sont donc les étapes à suivre en Belgique ? Joris me dit que je dois lancer une procédure d'adoption intra familiale (après la naissance, ou déjà avant ?). Et que se passerait-il si, tout d'un coup, notre donneur changerait d'avis et souhaiterait faire reconnaître ses droits de père ? Que me reste-t-il comme recours ? Le fait d'être mariées solutionnerait-il le problème d'office ? Ne vous méprenez pas, je retourne la question dans l'autre sens aussi et me mets à la place d'un couple de garçons qui souhaiteraient qu'une maman leur fasse un joli ptit loup, mais que se passerait-il pour eux (surtout pour le non-donneur) si la mère-porteuse décide tout d'un coup de revenir sur sa décision ?!? Bref, beaucoup d'interrogations comme vous voyez. Bien que notre pays soit très en avance, tout cela reste assez flou légalement je dois dire... Joris, merci pour ta réponse rapide, et... j'ai vu également ton souhait d'être papa  Comme tu as pu t'en rendre compte, nous ne serons probablement pas le couple idéal pour cela  Mais merci quand même ! Bonne chance à vous deux ! Azul1, merci aussi pour nous avoir fait part de ton expérience. C'est très utile je trouve de voir des cas vécus. Même si ce n'est pas ce que nous recherchons pour l'instant, c'est à considérer...  Si vous avez plus d'infos quant à nos interrogations, merci d'avance pour votre aide !  |
|  | | Luis Amorim Hyper Loquace
Nombre de messages: 177 Age: 39 Localisation: Bruxelles (Ixelles) Date d'inscription: 17/02/2006
 | Sujet: Re: Votre avis sur la coparentalité Mer 21 Mai - 22:55 | |
| Bon, la question de l'adoption m'a interpellée puisque notre fille est adoptée. D'abord, il faut savoir que dans la plupart des pays développés, c'est le cas des pays européens, des Etats-Unis (lieu d'adoption de notre fille), le Canada, etc., mais aussi dans beaucoup de pays en voie de développement, les adoptions sont de plus en plus "ouvertes", c'est-à-dire que les parents biologiques des enfants participent activement au projet d'adoption et que les enfants ont le droit à être informés sur leurs origines biologiques. Le modèle d'adoption en vigueur aux Etats-Unis, par exemple, prévoit même des contacts réguliers entre parents biologiques, parents adoptifs et enfants, si souhaités par toutes les parties (et si possibles, car parfois la situation des parents biologiques n'est pas la plus facile ou adéquate). Il est vrai que pour certains enfants, le manque de connaissance de leurs origines biologiques est source de certains blocages qui, faute d'être bien encadrés, peuvent devenir difficiles à supporter. Mais, il faut ne pas oublier que nous portons tous des blessures de nature différente, parfois liées à nos parents non-adoptifs (c'est mon cas personnel, par exemple). En outre j'ai trois amies proches qui sont adoptées (l'une est même la marraine de notre fille) et toutes les trois ont une posture très différente vis-à-vis leurs origines biologiques. La marraine de ma fille n'est pas intéressée du tout par cela, mais sa soeur, par contre, à tout fait pour rencontrer sa mère biologique. Ma troisième amie a été contactée par sa mère biologique et après quelques rencontres s'est rendu compte que ce n'était pas quelqu'un avec qui elle avait beaucoup en commun et le contact est devenu très sporadique. Franchement, basé sur les différentes lectures que j'ai fait, les formations que nous avons suivies, ainsi que des discussions au sein de la communauté "adoption", mon impression est que l'encadrement, la conceptualisation, et les réactions des autres à la question "adoption", sont plus déterminants dans la façon dont un enfant réagit à sa situation, que la situation elle même. Je pense que la même chose est valide pour les enfants élevés en co-parentalité, ou gérés par insémination par donneur connu ou inconnu. Le plus important c'est la façon dont on s'approprie de notre histoire personnelle et la façon dont on la transforme en discours cohérent. _________________ Luís Amorim mari de Jarl papalu de Georgina (4 ans)
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|  | | Joris Administrateur

Nombre de messages: 526 Age: 40 Localisation: Bruxelles (Centre Ville) Date d'inscription: 03/03/2005
 | Sujet: Re: Votre avis sur la coparentalité Mer 28 Mai - 12:08 | |
| Hello Tipoulou, Eh bien voilà un sujet qui vit  Au sujet de la co-parentalité : | Citation: | | Dans le meilleur des cas, notre enfant grandirait donc entouré de ses deux mamans et de ses deux papas, mais nous souhaiterions quand même avoir les droits légaux exclusifs, même si les papas seraient tout à fait les bienvenus, et même souhaités, dans son entourage prôche. Nous trouvons cela beaucoup plus enrichissant pour l'enfant. |
Personellement, je pense que la base de la co-parentalité est une démarche d'ouverture et de confiance. C'est une démarche plus rare, qui n'est pas basée sur la peur, mais sur la confiance; elle est pour cette raison moins évidente, à fortiori compte tenu du fait qu'il n'y a pas de sentiment d'amour (au sens amoureux) entre les futurs coparents, et que tout se passe donc un peu plus rationnellement... Soyons clairs, les homos et les lesbiennes n'ont pas la nécessité de recourir à la coparentalité; il s'agit d'un choix délibéré. Elles peuvent recourir à l'IAD, ils peuvent (s'ils en ont les moyens financiers) recourir aux mères porteuses aux USA. Le fait de choisir pour la coparentalité a une dimension symbolique. Ce choix est motivé par plusieurs facteurs, notamment la volonté de reconnaître les origines biologiques de l'enfant, et de donner une véritable place à l'autre parent tout au long de la vie de l'enfant. A mes yeux, une véritable reconnaissance de l'autre parent passe nécessairement par la reconnaissance de ses droits, sous peine d'avoir un statut complètement déséquilibré entre les parents... qui, me semble-t-il est dommageable pour l'image que l'enfant se fait du monde des adultes. Evidemment, les modalités pratiques d'une garde alternée doivent être négociables, et dans chaque situation particulière des équilibres particuliers peuvent être trouvés. Mais au niveau du statut juridique, il me semble nécessaire qu'il y ait une égalité entre la maman et le papa. Bien sûr, une situation de coparentalité engendre un autre déséquilibre: celui du statut des parents sociaux (compagnon du papa ou compagne de la maman) qui n'ont aucun droit sur l'enfant, même si les quatres adultes qui l'entourent reconnaissent le rôle parental de chacun d'eux. Pour résoudre cette question, qui touche d'ailleurs un grand nombre de familles recomposées hétéro, des projets de loi sur la parentalité sociale ont été déposés ces dernières années, et il est probable que cette question sera réglée juridiquement dans les années qui vont suivre. Mais ce déséquilibre là est, dans plusieurs cas de coparentalité que nous connaissons, rétabli par le fait qu'il y a "croisement" des parents biologiques (chaque femme du couple porte son propre enfant, et/ou chaque homme est donneur) et que le projet de famille n'est donc pas uniquement porté par le même papa et la même maman. Cette solution offre l'avantage de ne pas rendre le projet centré sur ces deux seules personnes, et devient ainsi non seulement plus solidaire encore, mais sans doute plus rassurant, plus facile à vivre personnelement par les différents parents.
| Citation: | Dans le pire des cas, nous ne voulons pas nous retrouver dans une situation où le donneur exigerait que ses droits parentaux soient tout d'un coup reconnus, d'avoir la garde à temps partiel et qu'en tant que compagne je n'aie plus rien à dire quant à l'éducation de notre enfant A l'inverse de ce que décrit Azul1, nous ne voulons justement pas d'une garde alternée et je souhaite avoir des droits et des obligations légales envers notre enfant. |
En effet, dans la façon dont vous envisagez les choses, vous avez tout intérêt à ne pas faire famille en coparentalité. Et la loi vous permet très facilement de vous organiser ainsi : ta compagne porte l'enfant; après la naissance vous entamez une procédure d'adoption intrafamiliale, et vous deviendrez en principe sans problème les parents légaux de l'enfant. Le fait d'être mariées facilite peut-être le processus, mais je ne pense pas que cela permette de vous "protéger" d'office du donneur connu. Par contre, une fois l'enfant adopté, il n'y aura plus de recours possible... il suffit de voir le cas de Baby Donna (cette petite fille portée par une mère porteuse peu scrupuleuse, et vendue au plus offrant; l'adoption étant réalisée aux pays-bas, le lien biologique du papa n'a pas fait le poids pour réclamer la petite). Par contre, tant que l'adoption n'est pas effectuée, je pense qu'il reste une possibilité pour le donneur d'exiger la reconnaissance de l'enfant. La seule façon de vous "protéger" de tout recours en reconnaissance est alors de recourir à un donneur anonyme ... Le recours à un donneur connu comporte plus de risques... mais bon, il faut bien se résoudre à l'idée que RIEN n'est sans risque...et à un moment donné il faut faire confiance. Cette confiance, c'est sans doute la chose la plus difficile à avoir, je sais... mais sans elle, je crains qu'il soit impossible de donner une place à l'autre parent biologique de l'enfant.
| Citation: | | Ne vous méprenez pas, je retourne la question dans l'autre sens aussi et me mets à la place d'un couple de garçons qui souhaiteraient qu'une maman leur fasse un joli ptit loup, mais que se passerait-il pour eux (surtout pour le non-donneur) si la mère-porteuse décide tout d'un coup de revenir sur sa décision ?!? |
Je me pose la question autrement, et je vais un peu jouer l'avocat du diable.... Vous souhaitez qu'un homme soit donneur connu, c'est à dire qu'il donne la vie, qu'il vous permette de fonder une famille, et qu'il soit d'accord de vous léguer ses droits parentaux et qu'il joue un "rôle parental" à distance permettant de donner à votre enfant l'accès à ses origines. Bref, tout "bénéfice" pour vous... tout "don" de la part du père. Seriez-vous prêtes, dans le même ordre d'idée, d'être mère porteuse pour un couple de garçons, en leur donnant l'opportunité d'adopter votre enfant, tout en restant en contact avec eux pour permettre à leur enfant de connaitre ses origines ? Ceci vous semble-t-il réalisable ? Voire réaliste ?
Autre petite question dans la foulée: si votre enfant est un garçon; qu'il s'avère être homosexuel à l'âge adulte, et qu'il souhaite avoir des enfants lui aussi (pour qu'entre autres vous puissiez devenir grand-mère). Aimeriez-vous qu'il puisse également bénéficier de tous les droits que vous vous serez "réservées" lorsque vous l'avez, lui, mis au monde ? Ceci passant nécessairement par la mère porteuse acceptant de renoncer à ses droits parentaux tout en gardant le contact avec votre petit fils ou petite fille?
Et encore une petite : Vous vous positionnez "méfiantes" vis-à-vis d'un donneur connu qui pourrait se retourner contre vous, et vous souhaitez vous prémunir contre tout risque en provenance de son côté. Quelles garanties lui offrez-vous, vous, de ne jamais vous retrouner contre lui pour exiger une aide financière par exemple ? Quid en cas de séparation de votre couple, avec une précarisation de l'une d'entre vous ? Quid en cas d'accident de la vie et de sérieuses pertes de revenu ? Allez-vous résister à ce recours, alors que votre donneur connu bénéficie éventuellement de revenus confortables ? On a déjà vu, au Danemark je crois, un enfant entamer un recours en justice contre son donneur connu afin qu'il lui finance ses études... et il a eu gain de cause!
Bref, La question est loin d'être simple... Aucune "formule" n'est parfaite... et chacune a ses avantages est ses inconvénients. Il est clair que des choix doivent être faits... 
Ma préférence personelle pour la coparentalité est clairement inspirée par la démarche de confiance, par l'ouverture sur les autres, par le fait que l'on accepte l'inconnu lié au futur, l'inconnu lié à l'enfant lui-même (et à cette part corporelle et psychologique qui ne provient pour moitié pas de nous); que l'on reconnait entièrement ses origines, que l'on reconnaît notre propre finitude (on n'est pas tout pour l'enfant) et que l'on se positionne bien plus en accompagnateur de l'enfant tout au long de sa vie plutôt qu'en conducteur/contrôleur.
Bref, tout ça est fort lié à des convictions personnelles et des choix que l'on pose dans la vie. Ne te méprends pas non plus, je suis convaincu qu'une situation parentale idéale n'existe pas. Je me suis d'ailleurs toujours battu pour la défense de toutes les formules d'homoparentalités et de parentalités. Chacun-e a le DROIT de faire ses choix de vie, et comme toutes les familles sont différentes, que tous les parents éduquent leurs enfants différemment à de nombreux points de vue, chacun doit pouvoir aussi choisir dans quelles circonstances parentales il ou elle veut fonder famille.
Excusez-moi d'avoir été long...
Bises !
Joris _________________ Joris et Olivier
Dernière édition par Joris le Mer 28 Mai - 14:14, édité 2 fois |
|  | | sebastine Bavard

Nombre de messages: 21 Age: 36 Localisation: Bruxelles Date d'inscription: 21/03/2008
 | Sujet: Re: Votre avis sur la coparentalité Mer 28 Mai - 13:58 | |
| Joris, J'aime beaucoup le paragraphe où tu expliques ce qui te fait préférer la coparentalité, surtout l'idée d'accepter une part d'inconnu... J'ai été très émue de lire ces lignes et j'admire ce que j'appellerais ta conviction nuancée : je te trouve très clair dans tes choix et très ouvert pour les choix que d'autres pourraient faire... Bisous, à plus, Sabine |
|  | | Olivier Causant

Nombre de messages: 9 Age: 37 Localisation: Bruxelles Date d'inscription: 21/05/2006
 | Sujet: Re: Votre avis sur la coparentalité Mer 28 Mai - 14:42 | |
| Tipoulou, Je me pose une question sous l'angle affectif. Par rapport à votre projet de donneur connu mais non reconnu juridiquement, quelle réponse apporter à l'éventuelle volonté de l'enfant de partager une plus grande partie de sa vie avec son père que celle que vous aviez envisagée au départ? A+  |
|  | | nicoline Hyper Loquace
Nombre de messages: 291 Date d'inscription: 04/04/2005
 | Sujet: Re: Votre avis sur la coparentalité Mer 28 Mai - 19:12 | |
| Olivier a écrit :Je me pose une question sous l'angle affectif. Il n'a pas tord, j'ai énormément lu et écouté des conférences, la mère se sent mère dès la conception de l'enfant. Pour le père, certains ne se sentent pas père dès cette conception mais lorsque l'enfant naît? Ds certains cas vécus par d'autres qui ont choisi un donneur connu non reconnu; ce dernier a fait en sorte d'être reconnu après la naissance et demander des droits donc aussi des devoirs. Bonne réflexion |
|  | | | | Votre avis sur la coparentalité | |
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